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À ma reine, Yness
Poème d’un père qui n’a jamais cessé d’aimer
Avant même que ton prénom existe,
avant même que ton visage se dessine,
tu étais déjà cette lumière qui brûlait quelque part en moi.
Un espoir d’adolescent, un rêve de futur,
un vœu fait au silence.
Je t’ai imaginée, désirée, attendue,
et le jour où j’ai appris que tu venais au monde,
mes larmes ont parlé avant mes mots.
J’ai pleuré comme on pleure les miracles :
de joie, de gratitude, de vertige.
J’ai vécu les neuf mois de grossesse
comme si chaque mouvement dans le ventre de ta mère
vibrait dans le mien.
Je n’étais pas celui qui te portait,
mais j’étais celui qui te sentait déjà vivre,
grandir, exister.
Puis, ce matin du 16 avril 2008,
à 7h34,
le monde a changé de couleur.
Tu es arrivée,
et je suis devenu père.
Pas un père parmi d’autres :
ton père.
Celui qui se leva du berceau pour t’offrir son ombre
et refusa que le soleil t’effleure trop fort.
Celui qui pleura chez le coiffeur
parce que son cœur débordait plus vite que ses yeux.
Celui qui, dès les premières minutes,
savait déjà qu’il donnerait sa vie pour toi
sans réfléchir.
Tu as grandi vite, avec une sagesse d’âme.
Je t’ai parlé comme à une grande
parce que je voyais dans ton regard
la maturité d’une femme miniature,
la tendresse d’un cœur immense.
En maternelle, tu lisais des histoires aux autres enfants,
petite reine qui guidait les autres avec sa voix douce.
Puis le temps a avancé,
et la vie a montré ses saisons.
En 2016, tu avais 8 ans
quand ta mère et moi nous sommes séparés.
Ce jour-là, quand je suis parti,
je t’ai pris dans mes bras
et je t’ai juré une seule chose :
« Je ne t’abandonnerai jamais. »
Jamais.
Et cette promesse, ma fille,
je l’ai tenue comme on tient un serment sacré.
Je n’ai jamais manqué un seul battement de ton cœur.
Je n’ai jamais laissé ton regard chercher le mien en vain.
Tu n’as pas eu besoin de courir vers moi :
j’étais déjà là.
Et puis les années ont passé…
Et depuis trois ans,
je suis ce papa solo
qui élève ses enfants
avec ses mains, son cœur, ses nuits blanches,
et cet amour qui ne recule jamais.
Toi et ton frère,
vous êtes devenus ma maison,
ma force,
ma vérité.
Il fut un temps où votre absence me déchirait.
Une douleur silencieuse, profonde,
qui me suivait comme une ombre trop lourde.
Mais aujourd’hui…
aujourd’hui, je suis l’homme le plus riche du monde.
Pas par l’argent, pas par le matériel,
non.
Je suis riche parce que vous vivez sous mon toit,
parce que je vous vois rire, grandir, travailler, rêver.
Je suis riche parce que je suis votre père,
parce que j’ai vos voix dans ma maison
et vos regards pour éclairer mes jours.
Et toi, Yness…
tu continues de m’impressionner.
Ta douceur, ton sérieux, ta maturité.
Tes rêves de psychologie,
ou de droit international pour défendre les opprimés.
Ton envie de panser les enfants blessés,de devenir cette lumière qui guérit.Tu es une femme belle, bonne, brillante —bien plus que je n’aurais osé espérer.Et puis…
il y a ta petite voix.Cette petit voix
Poème d’un père qui n’a jamais cessé d’aimer
Avant même que ton prénom existe,
avant même que ton visage se dessine,
tu étais déjà cette lumière qui brûlait quelque part en moi.
Un espoir d’adolescent, un rêve de futur,
un vœu fait au silence.
Je t’ai imaginée, désirée, attendue,
et le jour où j’ai appris que tu venais au monde,
mes larmes ont parlé avant mes mots.
J’ai pleuré comme on pleure les miracles :
de joie, de gratitude, de vertige.
J’ai vécu les neuf mois de grossesse
comme si chaque mouvement dans le ventre de ta mère
vibrait dans le mien.
Je n’étais pas celui qui te portait,
mais j’étais celui qui te sentait déjà vivre,
grandir, exister.
Puis, ce matin du 16 avril 2008,
à 7h34,
le monde a changé de couleur.
Tu es arrivée,
et je suis devenu père.
Pas un père parmi d’autres :
ton père.
Celui qui se leva du berceau pour t’offrir son ombre
et refusa que le soleil t’effleure trop fort.
Celui qui pleura chez le coiffeur
parce que son cœur débordait plus vite que ses yeux.
Celui qui, dès les premières minutes,
savait déjà qu’il donnerait sa vie pour toi
sans réfléchir.
Tu as grandi vite, avec une sagesse d’âme.
Je t’ai parlé comme à une grande
parce que je voyais dans ton regard
la maturité d’une femme miniature,
la tendresse d’un cœur immense.
En maternelle, tu lisais des histoires aux autres enfants,
petite reine qui guidait les autres avec sa voix douce.
Puis le temps a avancé,
et la vie a montré ses saisons.
En 2016, tu avais 8 ans
quand ta mère et moi nous sommes séparés.
Ce jour-là, quand je suis parti,
je t’ai pris dans mes bras
et je t’ai juré une seule chose :
« Je ne t’abandonnerai jamais. »
Jamais.
Et cette promesse, ma fille,
je l’ai tenue comme on tient un serment sacré.
Je n’ai jamais manqué un seul battement de ton cœur.
Je n’ai jamais laissé ton regard chercher le mien en vain.
Tu n’as pas eu besoin de courir vers moi :
j’étais déjà là.
Et puis les années ont passé…
Et depuis trois ans,
je suis ce papa solo
qui élève ses enfants
avec ses mains, son cœur, ses nuits blanches,
et cet amour qui ne recule jamais.
Toi et ton frère,
vous êtes devenus ma maison,
ma force,
ma vérité.
Il fut un temps où votre absence me déchirait.
Une douleur silencieuse, profonde,
qui me suivait comme une ombre trop lourde.
Mais aujourd’hui…
aujourd’hui, je suis l’homme le plus riche du monde.
Pas par l’argent, pas par le matériel,
non.
Je suis riche parce que vous vivez sous mon toit,
parce que je vous vois rire, grandir, travailler, rêver.
Je suis riche parce que je suis votre père,
parce que j’ai vos voix dans ma maison
et vos regards pour éclairer mes jours.
Et toi, Yness…
tu continues de m’impressionner.
Ta douceur, ton sérieux, ta maturité.
Tes rêves de psychologie,
ou de droit international pour défendre les opprimés.
Ton envie de panser les enfants blessés,de devenir cette lumière qui guérit.Tu es une femme belle, bonne, brillante —bien plus que je n’aurais osé espérer.Et puis…
il y a ta petite voix.Cette petit voix